1-Précautions : pesticides et contaminants

On peut lire des articles qui nous découragent de consommer des fruits et légumes bio et d’autres qui nous encouragent fortement à consommer au moins la version bio de certains fruits et légumes. Je ne suis pas un expert du domaine, mais ma position personnelle est d’appliquer ou au moins d’essayer d’appliquer un principe de précaution. Il me semble que de tenter de réduire de façon significative mon ingestion de pesticides et de contaminants est une précaution souhaitable et dans cet article je démontre pourquoi le faire et comment je peux m’y prendre simplement et économiquement.

Comme cet article est plus long que de coutume, on retrouve à la fin un résumé qui peut être utile si vous êtes déjà sensibilisé à la présence des résidus de pesticides dans notre alimentation.

Pourquoi s’intéresser aux pesticides et aux contaminants?

Depuis le milieu du XXe siècle, l’agriculture mondiale a utilisé de façon massive des pesticides — fongicides, herbicides, insecticides, acaricides, parasiticides — pour améliorer les rendements et faciliter la conservation et le transport des productions végétales.

La quantité des denrées alimentaires commercialisées au niveau mondial a littéralement explosé au cours du XXe siècle pour atteindre aujourd’hui des niveaux et une diversité inimaginables. — C O D E X  A L I M E N T A R I U S .

D’autre part, une très grande partie de nos fruits et légumes ne sont pas produits au Québec, voir même en Amérique du nord et échappent, au moins en partie, à nos règlementations.

Je ne suis pas un expert des pesticides, ni un scientifique, et mes études en chimie se sont terminées pendant les années 60, au niveau secondaire. Cependant, je me préoccupe de ma santé et je considère que cette responsabilité me revient en premier ; on m’a appris à lire et je m’en sers.

Pas question de faire du sensationnalisme, mais de partager mes préoccupations et les gestes que j’essaie de poser à cet égard : essentiellement c’est une préoccupation de santé personnelle, mais aussi c’est aussi un encouragement pour ceux qui posent des gestes visant à préserver l’environnement de la contamination en cultivant de manière plus écologique.

D’abord, qu’en est-il de la présence des pesticides ?

Prenons un triste exemple dont l’histoire est assez bien connue : celui du Dichlorodiphényltrichloroéthane, de son petit nom : le DTT. Le DTT a été synthétisé en 1874, mais on a découvert ses propriétés insecticides et acaricides seulement à la fin des années 1930.  Dans ce même article de Wikipédia sur le DTT, j’apprends que l’année de ma naissance: « … en 1948, le chimiste suisse Paul Hermann Müller, [qui pourtant n’est pas l’inventeur du DDT], reçut le prix Nobel de physiologie ou médecine pour sa découverte de la grande efficacité du DDT en tant que poison contre divers arthropodes ». Toujours dans le même article :« En 1962, la biologiste américaine Rachel Carson publia le livre Printemps silencieux (Silent Spring) accusant le DDT d’être cancérigène et reprotoxique (il empêche la bonne reproduction des oiseaux en amincissant la coquille de leurs œufs). Bien que certaines de ses conclusions se sont avérées non fondées, ce livre de Rachel Carson a encouragé des évaluations écotoxicologiques qui ont conduit – à partir des années 1970 – à peu à peu interdire le DDT dans certains pays. La vidéo (en anglais) qui suit illustre la méconnaissance des effets nocifs du DDT à l’époque. On en sait bien davantage aujourd’hui, mais sait-on tout de tous les pesticides?

Au Canada, on l’a interdit en 1972. On peut en apprendre davantage sur le DDT ici. Noter le nombre d’années qui se sont écoulées avant qu’il ne soit interdit au Canada: 1972 – 1939 = 33 années. Or un milliard de kilos de DTT (ouch!) ont été répandus un peu partout sur la planète et rappelons que le DTT demeure très longtemps dans l’environnement : 150 ans dans l’eau par exemple. Il y a eu beaucoup de controverses sur les effets du DDT sur l’homme : lire toujours le même article pour les effets du DDT sur l’homme. Un rapport de l’agence européenne de l’environnement considère que jusque-là (2007) les résultats étaient controversés. Mais, selon elle, une étude de 2007 change la donne, cette étude a permis de montrer que, plus de 40 ans après (leur exposition au DDT), des femmes avaient développé cinq fois plus de cancer du sein. Ce que je retiens ici, c’est la difficulté de démontrer autant les dangers que l’innocuité de ce pesticide ainsi que le temps écoulé entre son introduction et la démonstration irréfutable de ses dangers pour l’humain : près de 70 ans dans ce cas-ci!

« Au cours du XXe siècle, une révolution dans les pratiques de protection phytosanitaire s’est manifestée pour laisser place à une agriculture dominée par les pesticides. L’utilisation de ces composés chimiques destinés pour (sic) détruire les organismes jugés nuisibles pour l’agriculture présente cependant plusieurs risques à la santé et à l’environnement. » Tiré de  Lalancette, Ann; MÉTHODES DE LUTTE À LA CONTAMINATION DES EAUX DE SURFACE EN MONTÉRÉGIE PAR LES PESTICIDES AGRICOLES, Thèse  de maîtrise en environnement, Université de Sherbrooke,  septembre 2012.

« Ce sont de faibles doses, mais à répétition et pendant de longues périodes, qui vont avoir des conséquences à long terme comme le développement de cancers ou le dérèglement des systèmes endocrinien, neurologique, reproducteur, etc. »— Onil Samuel, toxicologue à l’Institut national de santé publique du Québec (INSP) cité dans un article publié par Radio-Canada 

Les normes sont l’affaire de chaque pays: il y a une grande variabilité des normes d’un pays à l’autre, d’une législation à l’autre. Le Canada et les États-Unis sont les pays qui présentent les normes les moins sévères en comparaison aux normes de l’Australie, à celles de l’Union européenne et à celles du CODEX ALIMENTARIUS qui propose des normes, des lignes directrices et des codes d’usages mondiaux. Le Canada détient les normes les plus faibles de toutes les juridictions examinées dans l’étude, avec une LMR (limite maximale de résidus) la plus élevée (c’est-à-dire qui protège le moins la santé) pour 24 combinaisons pesticide-aliment de l’étude. De façon semblable, les États-Unis détiennent la plus faible LMR (limite maximale de résidus) pour 21 des combinaisons pesticide-aliment examinées. – page 19 de Les aliments que nous mangeons – Fondation David Suzuki

Il peut y avoir des infractions à ces normes et il y a effectivement des infractions : voir le tableau plus bas des cas d’infraction par aliment diffusé par Radio-Canada et son émission L’épicerie.

Il y a certainement des variations individuelles dans la susceptibilité à tel ou tel pesticide : les enfants, les femmes, les femmes enceintes,  les hommes en âge de se reproduire, un individu dont la sensibilité est différente d’un autre. Maryse F. Bouchard, chercheure au département de santé environnementale et santé au travail et au centre de recherche du CHU Sainte-Justine avance qu’il faudrait être particulièrement vigilant pour les femmes enceintes, les jeunes enfants et les jeunes adolescents. 

L’approche pour déterminer le degré d’exposition tolérable est empirique : la façon habituelle de procéder est de fixer une dose maximale journalière (DJA) réputée sans effet nocif ; on retrouve aussi l’expression limite maximale de résidus (LMR) ; on peut avoir procédé à des tests sur des animaux pour déterminer cette limite et l’application aux humains est une extrapolation à partir du poids, non pas une certitude scientifique.

Au début du XXIe siècle, la DJA est présentée comme le meilleur outil pour exprimer la relation entre l’innocuité d’un additif et sa consommation par l’humain. Elle représente une estimation de la toxicité chronique (à long terme)

Les biotechnologies, les pesticides, les additifs alimentaires et la présence de contaminants se retrouvent dans les aliments bruts (fruits, légumes, viandes, produits laitiers) et transformés. Ça en fait beaucoup! On pourrait ajouter les contaminants dans les adhésifs, les peintures et vernis, les colles, les tapis, les emballages. Bref, l’intérieur de nos maisons et de nos lieux de travail. Nous passons en moyenne 90 % de notre temps à l’intérieur des immeubles, dont une bonne partie dans les résidences. La qualité de l’air est donc de première importance.

Quelle stratégie adopter en tant qu’individu ?

  1. Très souvent, nous avons lu que pour notre santé, mieux vaut manger des fruits et légumes contaminés (au niveau résiduel)  que de s’abstenir d’en manger.
  2. Appliquer le principe de précaution. En théorie, le Canada et l’Union européenne appuient le principe de précaution, ce qui signifie qu’en « cas de risques de dommages graves ou irréversibles, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard la prise de mesures visant à prévenir la dégradation de l’environnement ». La plupart des récentes lois environnementales canadiennes intègrent le principe de précaution et la Cour suprême du Canada l’a approuvé. Toutefois, quand il s’agit de protéger la santé humaine contre les effets nocifs des pesticides, l’UE met en pratique le principe de précaution alors que le Canada ne l’applique pas. – Page 20 de Les aliments que nous mangeons – Fondation David Suzuki.
  3. « L’inquiétude est davantage en lien avec l‘accumulation des sources d’exposition. On sait qu’on retrouve des pesticides dans l’alimentation, on en retrouve dans l’environnement … L’absence de connaissances sur les effets combinés de faibles doses à long terme, sans être inquiétante, nous oblige à pousser davantage la recherche pour qu’on puisse avoir des réponses, parce qu’il y a des hypothèses de soulevées actuellement. » – Onil Jacob, toxicologue INSPQ.  J’en conclue qu’il faut tenter de réduire notre exposition aux pesticides et s’il est impossible de la réduire totalement, il est possible d’agir là où il y en a davantage. C’est la quantité qui fait le poison.
  4. Étant donné les risques pour la santé, il revient aux individus d’appliquer le principe de précaution un peu plus loin que ne le fait nos gouvernements. Rappelons-le : il aura fallu plus de vingt ans avant de pouvoir démontrer scientifiquement les méfaits du DDT. Dans un récent reportage, Radio-Canada explique comment le Québec a perdu le contrôle des pesticides.
  5. Mais comment pouvons-nous être précautionneux? Pas question de proposer d’acheter bio continuellement : car c’est impossible et coûteux.
  6. Prendre en note les 14 pires fruits et légumes : ceux qui contiennent le plus grand nombre de pesticides différents et qui sont les plus souvent en infraction, et l’inscrire dans notre téléphone portable ou l’imprimer. Utiliser une application comme Notes avec iOS d’Apple ou encore Simplenote disponible tant sur iOS qu’Androïd. Je l’utilise déjà pour créer ma liste d’épicerie au fur et à mesure.
  7. Essayer de choisir les versions bio de ces 14 fruits et légumes, quand c’est possible, ce qui est parfois difficile, par exemple pour les fraises.
  8. Laver à grande eau du robinet 30 secondes tous les fruits et légumes même les versions bio à l’aide d’une brosse — quand c’est possible, on ne va pas brosser chaque fraise ou bleuet! 🙂 On lave aussi les aliments bio, car ils peuvent contenir des pesticides non chimiques. Ainsi, les aliments sont débarrassés de près de 40% des résidus de pesticides. Les savons spéciaux n’ont pas d’effet supplémentaires en ce qui concerne les pesticides, mais pourraient en avoir pour d’autre source de contamination comme celles causées par des bactéries.
  9. Peler les aliments a aussi un effet protecteur, mais on élimine alors une source importante de fibres et d’anti-oxydants.
  10. La cuisson élimine une autre partie des contaminants. Excellent pour les pommes de terre.
  11. Varier ses fruits et légumes en choisissant aussi parmi les 12 meilleurs fruits et légumes non bio.
  12. Attention aussi au jus de fruits. Santé Canada a détecté du carbaryl – un cancérigène probable – dans 49% des jus de pommes et 82% des jus de raisin analysés en 2004 et 2006. Autre exemple frappant: toutes les pommes de vergers québécois analysées en 2006 et 2007 «contenaient du captane ou des organophosphorés, même si les délais prescrits entre les arrosages et la cueillette furent respectés», dévoile le rapport. Mais on a aussi une autre raison de réduire notre consommation de jus de fruits : il faut savoir que les jus de fruits sont aussi une source importante de calories : « Un verre (250 ml) de jus pur à 100 % contient presque la même quantité de sucre qu’un verre de boisson gazeuse. » Santé Canada est en processus de révision de la recommandation du jus de fruits dans le Guide alimentaire canadien. 

Nous avons établi une liste des 14 pires fruits et légumes dont on devrait se méfier :

  1. pomme
  2. pêche
  3. nectarine
  4. fraise
  5. laitue frisée
  6. raisin
  7. céleri
  8. épinard
  9. poivron
  10. bleuet
  11. concombre
  12. tomate cerises
  13. pois mange-tout importés de l’extérieur des États-Unis
  14. pomme de terre

Les pires sont en premiers.

Comment avons-nous procédé pour établir cette liste?

Nous avons fusionné les données de trois listes:

  1. Nous avons d’abord considéré une première liste : celle des « Douze salopards » (Dirty Dozen de EWG soit l’Environment Working Group).
  2. Puis, dans cette liste, nous avons recherché les fruits et légumes qui figurent aussi  sur une deuxième liste celle des (cliquer sur EWG dans le coin supérieur droit de la page où vous amène le lien qui suit) 12 salopards d’après le nombre de pesticides différents par aliment. Cette liste a été confectionnée à partir de données canadiennes et a été diffusée par Radio-Canada et l’émission L’épicerie en 2014. Il faut souligner que le nombre de pesticides ne dit toutefois rien sur leur dangerosité ou leur conformité avec les normes en vigueur. La comparaison des deux listes a fait ressortir 10 aliments en commun.
  3. Enfin, nous avons considéré la liste des fruits et légumes les plus souvent en infraction.  La voici, les aliments sont suivis du nombre d’infraction détectées :
  1. pomme de terre : 16
  2. poivron : 12
  3. fraise : 10
  4. raisin : 7
  5. laitue frisée : 4
  6. céleri : 4
  7. bleuet : 3
  8. pomme : 2
  9. concombre : 2
  10. pêche : 1

Voici la liste des 15 meilleurs fruits et légumes en version non bio selon ewg.org

(donc il est peu utile d’acheter la version bio de ceux-ci)

  1. avocat
  2. maïs
  3. ananas
  4. chou
  5. pois congelés
  6. oignon
  7. asperge
  8. mangue
  9. papaye
  10. kiwi
  11. aubergine
  12. pamplemousse
  13. melon
  14. chou-fleur
  15. patate douce (appelée aussi patate, mais pas la pomme de terre qui se classe parmi les pires)

Je vous suggère de copier / coller les deux listes : celle des pires et celle des meilleurs fruits et légumes dans votre téléphone intelligent iOS (iPHONE d’Apple) en utilisant une application pour prendre des notes comme NOTES ou Simplenote ou l’équivalent sur votre téléphone Androïd. Vous pouvez aussi imprimer les deux listes.

Faire davantage sa propre cuisine

Quand on fait sa propre cuisine, on peut mieux contrôler les aliments qui entrent dans les préparations, mais on peut aussi s’assurer qu’ils sont bien nettoyés et ainsi, moins contaminés.

Mais il y a aussi d’autres avantages que nous n’aborderont pas ici : la cuisine maison contient moins de sel, moins de gras et moins de sucre dans les préparations. De plus, cuisiner nous-même nous permet d’insérer davantage de fruits et légumes dans notre alimentation, bref, d’avoir une cuisine davantage santé.

Attention : bio ne signifie pas sans pesticide

Consulter cette définition : Agriculture biologique.

Consulter une vidéo d’une minute (en anglais) qui présente quelques appellations bio fréquentes sur les produits américains : pas si simple que ça!

Tout d’abord, rappelons que biologique ne veut pas dire sans pesticide. Comme l’a déjà fait remarquer (en anglais) la scientifique et journaliste Christie Wilcox, sur son blog tout à fait éclairant du Scientific American, l’agriculture biologique a tout à fait le droit d’utiliser des pesticides et elle ne s’en prive pas. La différence, c’est que l’agriculture conventionnelle peut utiliser des pesticides synthétiques tandis que la biologique se limite (globalement) à des pesticides «naturels», choisis principalement parce qu’ils se décomposent facilement dans l’environnement et qu’ils sont moins susceptibles de polluer le sol et l’eau. Je dis «globalement», car plusieurs produits chimiques synthétiques sont autorisés, dans l’agriculture biologique.

L’hypothèse, bien évidemment, c’est que ces pesticides naturels seraient plus sûrs que les synthétiques. Ce qui est vrai pour nombre d’entre eux, mais il existe quelques exceptions notables. La roténone, un pesticide autorisé dans l’agriculture biologique aux Etats-Unis, est, au poids, bien plus toxique que plusieurs pesticides synthétiques. Pour tous les produits chimiques, l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA) fixe des valeurs limites d’exposition et détermine les quantités auxquelles les individus (y compris les enfants) peuvent être exposés quotidiennement sans effet nocif. Pour la roténone, l’EPA a fixé la barre (voir page 2 sous RfD) d’exposition quotidienne à 0,004 mg par kilo de poids corporel, soit 4 millième de millième de gramme!

Comparons donc ces chiffres avec ceux de pesticides synthétiques communément utilisés, à l’instar du malathion, un pesticide organophosphoré. Pour l’association Pesticide Action Network, les organophoshorés sont «parmi les insecticides les plus courants et les plus toxiques utilisés aujourd’hui» –le sarin, le gaz neurotoxique utilisé dans deux attentats terroristes au Japon, dans les années 1990, en est un puissant.

Par comparaison, selon les résultats de tests effectués sur des animaux, l’EPA estime que les humains peuvent être exposés sans danger au malathion jusqu’à 0,02 mg par jour et par kilo de poids corporel (voir page 2 sous RfD). Soit une quantité cinq fois supérieure à celle recommandée pour le roténone.

Autrement dit, au poids, le pesticide naturel qu’est la roténone est considéré comme cinq fois plus dangereux qu’un synthétique, le malathion.

Conclusion 1 : même si vous avez les moyens d’acheter tout bio et ainsi d’ignorer la complexité qu’ajoutent  nos recommandations à votre rituel d’épicerie et de cuisine, vous ne réussirez pas à vous protéger de tous les résidus.

Conclusion 2 : On peut opter pour une stratégie de réduction des méfaits : ne pas oublier que c’est la quantité qui fait le poison.
Comment faire :
  1. en surveillant les pires aliments : voir les listes des pires et des meilleurs plus haut ;
  2. en lavant correctement TOUS les aliments, même les bio ;
  3. en évitant les aliments préparés industriellement, en se méfiant des aliments préparés avec une longue liste d’ingrédients ;
  4. en faisant davantage sa propre cuisine et diminuant ainsi le recours aux restos 🙁 .

Résumé

  • Les pesticides sont utilisés massivement dans la production agricole et ce depuis le milieu du XXe siècle.
  • On retrouve des résidus de ces pesticides dans notre organisme. 90% des canadiens en ont dans leur urine et on en a retrouvé dans le sang ombilical des bébés naissants.
  • Bien que nos gouvernements canadiens et québécois surveillent les résidus, on retrouve des résidus sur nos fruits et légumes et, assez fréquemment, cela dépasse les normes.
  • Les normes sur l’acceptabilité du niveau des résidus sont variables selon les pays.
  • Au  fil des années, on s’inquiète de l’effet de l’accumulation de ces résidus.
  • Il ne faut pas oublier que pour notre santé, mieux vaut manger des fruits et légumes même s’ils comportent des résidus de pesticides que de s’en passer par crainte des résidus de pesticides.
  • On peut réduire significativement la quantité de résidus de pesticides que nous ingérons tous les jours en lavant nos fruits et légumes. La technique de lavage importe : 30 secondes sous l’eau du robinet en les brossant. Pour les petits fruits, utiliser une passoire et faire couler l’eau sur les petits fruits : pas question de brosser pendant 30 secondes chaque bleuet! L’utilisation d’un savon est inutile pour enlever les résidus de pesticides, mais pourrait être utile si on soupçonne un autre genre de contamination comme E. Coli. Assécher avec un linge propre ou un papier essuie-tout.
  • Et surprise: il faut aussi laver les produits bio de la même manière, car ils peuvent très bien contenir des pesticides biologiques. Une certification bio garantit que, globalement, le produit n’a pas été traité à l’aide de pesticides de synthèse, c’est-à-dire des pesticides chimiques, mais on a fort probablement utilisé un pesticide naturel durant sa production, voire certains pesticides de synthèse parmi les moins toxiques et qui sont autorisés.
  • Peler l’aliment peut aussi être efficace pour diminuer les résidus de pesticides. Cependant, ce faisant, on se prive de fibres, d’anti-oxydants, de vitamines et de minéraux : une perte pouvant atteindre 25%.
  • La cuisson diminue aussi la quantité des résidus et elle convient tout à fait aux pommes de terre par exemple.
  • Une autre stratégie à utiliser est de rechercher des aliments beaucoup moins susceptibles d’être contaminés en consommant les 15 meilleurs fruits et légumes non-bio et en recherchant autant que possible les versions bio des 14 pires fruits et légumes. Imprimer cette liste ou copier/coller son contenu dans une NOTE sur votre téléphone cellulaire pour les avoir sous la main en faisant votre épicerie.

Une pensée sur “1-Précautions : pesticides et contaminants”

  1. Très intéressant. Je connaissais certaines des questions abordées, mais j’ai aussi beaucoup appris. Merci pour la liste fusionnée des aliments.

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