Prendre soin de votre corps vous pollue-t-il ?

«Habituellement, nous ne percevons pas nos cosmétiques comme des sources de pollution. Mais des chercheurs américains ont découvert qu’un huitième des 82 000 ingrédients entrant dans la composition des produits de soins personnels sont des produits chimiques industriels qui comprennent cancérigènes, pesticides, toxines reproductives, plastifiants et dégraisseurs. »

« Chaque jour, nous enduisons notre corps de liquides, de lotions, de mixtures allant du shampooing au savon, en passant par le déodorant et le maquillage. Après tout, la plupart d’entre nous voulons nous sentir et avoir une apparence propre, et avoir une bonne odeur. Il est fréquent qu’une seule personne utilise plus de 10 produits de soins personnels quotidiennement. » – Fondation David Suzuki

Pourquoi s’en préoccuper?

Je ne suis pas un scientifique, mais je me préoccupe de mon bien-être et ce qui, entre autres, le conditionne : ma santé. Il y a environ deux ans, j’ai revu mon utilisation des produits d’hygiène personnel à l’aide du site web Environment Working Group cité à l’occasion  par le magazine québécois Protégez-vous. À cette occasion, j’ai abandonné plusieurs produits et les ai remplacés par des produits que j’espérais plus sains.

Mais tout dernièrement, j’ai constaté à nouveau qu’un produit que j’utilisais devait être retiré de mes tablettes. Un rince-bouche, sans être parfait, était bien coté par EWB.org mais il devait être revu à partir du point de vue de Tim Spector dans son excellent livre The Diet Myth. Le professeur Spector est un épidémiologiste britannique qui tient compte des connaissances récentes sur l’influence du microbiote du corps humain sur notre santé (anciennement on appelait le microbiote intestinal la « flore intestinale ») et il est loin d’être le seul à le faire. Or selon lui, on doit éviter d’empoisonner notre microbiome avec des rince-bouches antiseptiques (page 273), entre autres choses. On pourchasse exagérément les microbes dans la maison et sur nous et on entretient une peur exagérée à leur égard ; ce serait même une des causes de l’épidémie d’obésité, mais aussi des allergies et d’autres problèmes contemporains de santé. Il nous rappelle que s’il y a une centaine de micro-organismes nocifs, il y en a des milliers de bénéfiques et qu’ils servent, entre autres, à nous protéger des nocifs.

À l’évidence, écrire sur ce sujet est un « Work in progress ». C’est  un domaine complexe tant à cause de l’abondance de produits que de l’abondance d’ingrédients. Il y a 82 000 ingrédients identifiés entant dans la composition de ces produits dont plus de 9 000 sont des « produits de synthèse chimique », c’est-à-dire des « produits chimiques industriels ».

Quand je choisis un produit de soin du corps, il est préférable de faire plus que de regarder simplement l’emballage et de vérifier l’odeur du produit. Il me faut consulter la liste d’ingrédients et des évaluations de ces produits, grâce à :

La notion de facteur de risque et le principe de précaution

Ma préoccupation ici est d’éliminer des facteurs de risque faciles à éliminer. Exemple tout simple : pourquoi ne pas utiliser le dentifrice B qui ne contient pas de triclosan, qui est un pesticide, et cesser d’utiliser le dentifrice A s’il en contient lui ?

Les facteurs de risque englobent tout ce qui pourrait augmenter les possibilités d’avoir une maladie, de subir les effets d’un perturbateur endocrinien qui mène à l’embonpoint ou à la baisse de spermatozoïde dans le sperme, de voir son microbiote attaqué un peu comme si on était constamment sous un traitement d’antibiotique, etc.

Les maladies se développent souvent graduellement en raison d’un amalgame complexe de facteurs de risque reliés :

  • au mode de vie (comme le tabagisme, le régime alimentaire et l’exposition au soleil, etc.);
  • à l’environnement;
  • à l’hérédité;
  • au hasard;
  • à l’âge;
  • au sexe.

C’est le cas pour les cancers, les maladies cardiaques et le diabète, bien que le dosage des facteurs peut être différent.

Certains facteurs de risque peuvent être évités, d’autres pas. Par exemple, nous pouvons choisir de ne pas fumer, mais nous ne pouvons pas choisir les gènes dont nous héritons à la naissance, ni choisir notre sexe ou notre âge, et le hasard intervient sans que nous n’y puissions rien.

Par contre, nous pouvons appliquer un principe de précaution en réduisant notre risque, en modifiant des gestes que nous posons  fréquemment, voire tous les jours et qui concernent :

  • notre mode de vie comme le tabagisme, le régime alimentaire, l’exposition au soleil, etc. ;
  • notre environnement soit notre proximité d’une source de pollution importante, notre travail, notre résidence, notre consommation de produits de nettoyage, de beauté et de soin du corps, les polluants dans notre alimentation, etc.

Donc je vous propose d’examiner les produits que nous utilisez régulièrement sur votre corps et de remplacer ceux qui vous pollue quotidiennement par des produits ou des pratiques qui ne vous polluent pas ou très peu.

Cette section est inspirée de http://www.cancer.ca/fr-ca/prevention-and-screening/be-aware/family-genetics/?region=qc .

La règlementation canadienne sur les cosmétiques

Au Canada, il y a davantage de restrictions sur les composants des produits qu’aux États-Unis.
  • les entreprises sont tenues d’aviser le ministre de la santé, des ingrédients et de leur concentration mais seulement 10 jours après leur mise en marché ;
  • de nombreuses substances chimiques contenues dans les cosmétiques n’ont jamais été testées en ce qui concerne leurs effets sur la santé humaine ou sur l’environnement ;
  • la composition des cosmétiques demeurent largement non réglementées ;
  • malgré l’existence d’une liste critique de substances, cette liste n’a aucun caractère juridique et son non-respect ne peut entraîner de poursuites ;
  • depuis 2006, de nouvelles règles exigent que les fabricants divulguent leurs ingrédients sur les étiquettes des produits, mais ces listes d’ingrédients cosmétiques ne sont pas facilement compréhensibles ;
  • les règles d’étiquetage ne s’appliquent pas aux ingrédients dont la présence n’est pas délibérée, comme les sous-produits et les impuretés ;
  • les termes « parfum » ou « fragrance » sur la liste d’ingrédients désignent habituellement un mélange complexe d’une douzaine de substances chimiques qui demeurent des « secrets de fabrication ».

 Que faire pour réduire le risque ?

  1. Simplifier : en choisissant des produits  dont la liste d’ingrédients est la plus courte possible et qui contiennent le moins de produits de synthèse c’est-à-dire les produits chimiques industriels.
  2. Réduire l’utilisation : pourquoi utiliser une eau de toilette, un parfum ou un après-rasage chaque jour ? Réserver cela pour une occasion spéciale, car ces produits contiennent des matières qui peuvent être irritantes, voire toxiques.
  3. Faire attention aux dangers qui se cachent dans les produits de consommation parfumés ; ils se retrouvent partout : les assainisseurs d’air, les savons parfumés, les détergents à lessive, les feuilles assoupissantes et les produits de nettoyage. Ils émettent de nombreux produits chimiques, y compris certains produits « toxiques » et « dangereux », et même certains n’ont aucun niveau d’exposition qualifié de sécuritaire. Si un produit a une odeur parfumée, on peut donc s’en méfier, au lieu d’en faire un critère de sélection.
  4. Fabriquer soi-même : certains produits sont faciles à fabriquer à la maison comme les exfoliants. Utiliser du marc de café recyclé : faire sécher le marc de café produit par votre machine expresso en l’étendant sur une assiette ; une fois sec l’utiliser tel quel sous la douche. Il y a d’autres recettes sur le Web avec du sucre ou encore du sel. Demander à Google en utilisant l’abréviation DIY (« Do It Yourself » = faire soi-même). Voir sur Look du jour pour des exemples. Le site It takes time (en anglais) propose une recette sophistiquée.
  5. Chercher en consultant l’Internet. Commencer par les produits dans votre salle de bain et votre douche. Pour identifier des composants inacceptables SAFECOSMETICS http://www.safecosmetics.org/get-the-facts/chemicals-of-concern/red-list/ ou EWG.ORG : http://www.ewg.org/skindeep/top-tips-for-safer-products/ .
  6. Avoir avec soi quand vous magasinez le Guide du consommateur responsable : 12 substances toxiques à éviter dans vos cosmétiques de la Fondation David Suzuki. Télécharger le guide gratuit! Le guide du consommateur responsable : 12 substances toxiques à éviter dans vos cosmétiques cover
  7. Se méfier des appellations « naturel », « pur » qui ne sont pas contrôlées et de l’utilisation de la couleur verte et du blanc. Les professionnels du marketing savent très bien que l’odeur d’un produit est déterminant, on lui ajoute un parfum qui peut être fort irritant : préférer des savons, des shampooings et des anti-sudorifiques sans parfum ajoutés. Bonne chance, car c’est rare.
  8. S’inspirer de la liste de produits que je partage plus bas, car la démarche de vérification est longue.
  9. Changer un produit à la fois, au bout de quelques mois vous aurez fait le tour. Vous pouvez aussi attendre d’avoir épuisé le produit que vous utilisez et que vous identifiez comme nocif pour le remplacer par un produit peu ou pas nocif.
  10. Être plus sceptique en vous débarrassant de croyances et de mythes sur l’innocuité des produits cosmétiques et pour le soin du corps http://www.ewg.org/skindeep/myths-on-cosmetics-safety/ (en anglais).
  11. Bannir les produits contenant un antibactérien ou un antiseptique. Depuis les années 2000, la publicité incite la population à utiliser des produits nettoyants et hygiéniques portant la mention « antibactérien ». Des savons, des rince-bouches, des dentifrices et des crèmes risquent, selon l’Association médicale canadienne (AMC), de rendre les bactéries résistantes aux antibiotiques. Ces produits, contiennent des substances similaires aux antibiotiques. En devenant résistantes à ces produits les bactéries nocives, pourraient aussi le devenir aux anti-biotiques. Par ailleurs, les bactéries bénéfiques ne doivent pas être éliminée. Des produits comme les rince-bouches attaquent notre microbiote lequel est responsable entre autres du bon fonctionnement du système immunitaire, de la bonne absorption des éléments nutritifs, de la fabrication de certains nutriments, de la défense contre l’invasion par des micro organismes néfastes. Cette attaque élimine ou réduit les bonnes bactéries. Pourquoi les utiliser à long terme ? Un même antibactérien peut avoir différents noms, selon la marque du produit. Depuis 2006, la Société canadienne de pédiatrie recommande de réserver l’utilisation des produits listés après pour des soins médicaux en milieu hospitalier, en clinique ou à domicile. Voici quelques termes à surveiller :
    • le triclosan (un des antibactériens les plus communs, courant dans beaucoup de dentifrice et dans des savons à main anti-septiques) en savoir plus sur le triclosan, un pesticide en usage depuis 1970 et d’usage massif depuis 1990 ;
    • la chlorhexidine ;
    • les ammoniums quaternaires ;
    • les parachlorométaxylénols.
  12. Faire attention à la résistance aux antibiotiques qui provoque diverses problématiques qui peut être augmentée par des produits antiseptiques :
    • cette résistance risque de causer une réapparition de l’infection tout de suite ou après plusieurs mois ;
    • causer une guérison, mais devenir porteur d’une mutation résistante qui ne se développera pas chez l’individu, mais qui peut être transmise à une autre personne affaiblie et donc causer une potentielle « épidémie ». Les bactéries résistantes ou non, se transmettent très facilement par les mains ;
    • causer une infection par une bactérie multirésistante qui implique des traitements plus longs avec des antibiotiques plus onéreux et d’utilisation plus complexe ;
    • il ne faut pas se méprendre : ce n’est pas parce que l’on prend peu ou pas d’antibiotiques que l’on est à l’abri d’une infection résistante, car ce sont les bactéries qui résistent aux antibiotiques qu’on leur destine, pas notre système immunitaire !

(note: Les paragraphes 11 et 12 sur les antiseptiques et les antibactériens sont inspirés en partie de L’explorateur, le magazine de l’Ordre des hygiénistes dentaires du Québec – avril 2013 pp 17 à 19.)

Choix de produits

Mes choix sont le résultat de recherches personnelles et leur disponibilité pourrait varier selon les magasins que vous fréquentez.

Quatre articles de soin du corps que j'utilise et qui ne sont pas trop nocifs.
Le dentifrice COLGATE « fluoride toothpaste » sans triclosan, le désodorant antisudorifique BAN non parfumé, Le shampoing AVEENO BABY LIGHTLY SCENTED, le savon pour le corps « sensitive skin », « beauty bar with moisturizing cream ». J’utilise les appellations qui aident à les retrouver dans la base de données SkinDeep de EWG.org

J’ai noté sur chaque emballage au marqueur noir en gros la note globale du produit dans la base de données Skin Deep de Ewg.org  et en exposant la note concernant le potentiel cancérigène. Du point de vue de leur toxicité, ils ont une note 1 (un) ou 2 (deux) « low hazard » soit faible danger. Du point de vue de leur potentiel cancérigène, tous les produits ont une note 0 (zéro) donc parfaite et inscrite en exposant . Les notes sont sur une échelle de 0 à 10.

Malheureusement, il n’est pas aisé de retrouver un produit dans une telle base de données parce que les produits changent, qu’il y a plus d’une expression à utiliser pour identifier un seul produit et qu’on peut facilement confondre deux produits différents. Ajoutons que les produits sur EWG sont emballés et identifiés en version américaine, ce qui nous complique encore plus la tâche au Québec (EWG offre gratuitement une application pour téléphone intelligent qui permet de saisir en le scannant le code-barre d’un produit, mais il est rare que nos produits aient le même code-barre que les américains. Mais nous n’avons pas vraiment le choix : il n’y a pas d’autre base de données qui liste avec autant de précision un aussi grand nombre de produits, soit 64 000. Mais EWG.org contient aussi une page qui liste les composants à éviter et ceux à privilégier.

Conclusions

  1. Il y a 82 000 produits chimiques industriels (ouf!) qui entrent dans la composition de ces produits d’usage quotidien ou très fréquent. De ces 82 000, il y en a plus de 9 000 qui sont nocifs pour nous, soit plus de un sur neuf.
  2. Les règlementations canadiennes et américaines des produits de soins du corps et des cosmétiques laissent à désirer et on ne peut pas se fier uniquement aux fabricants et à nos gouvernements pour nous protéger. Il faut faire plus que de choisir nos produits en fonction de leur odeur : il faut identifier les ingrédients.
  3. Il n’est pas nécessaire pour notre hygiène d’utiliser autant et si fréquemment ces produits.
  4. Il est possible et souhaitable d’appliquer assez facilement un principe de précaution en réduisant considérablement le contact avec les produits nocifs que contiennent ces produits. Pour ce faire, on peut diminuer notre utilisation, choisir les meilleurs produits du point de vue de leur innocuité en se renseignant auprès de sources fiables d’information facilement accessibles sur Internet.
  5. Il est aussi possible de fabriquer certains produits à la maison.
  6. Ces produits d’hygiène corporel et cosmétiques sont non seulement nocifs pour nous, mais nocifs aussi pour l’environnement et tout particulièrement pour les animaux marins. Dernièrement, Radio-Canada mentionnait que le gouvernement canadien veut interdire les microbilles en plastique dans certains produits comme les exfoliants et les dentifrices.
  7. Être à l’affut lorsqu’on acquiert une nouvelle information. Il y a régulièrement des changements dans ce domaine.
  8. Commencer tout de suite, n’attendez pas : jeter un coup d’œil aux ingrédients d’un produit que vous utilisez couramment comme votre dentifrice ou votre shampooing.
En éclairant notre usage des produits cosmétiques et de soins du corps, mon objectif n’est pas d’augmenter votre niveau de stress ou d’anxiété. Ce à quoi il faut faire attention c’est l’utilisation jour après jour, et cela année après année d’un produit qui contient des ingrédients nocifs pour nous et/ou l’environnement ; il n’est pas question ici de l’utilisation occasionnelle d’un produit qui contient de petite quantité de produits nocifs. Utiliser un dentifrice qui contient du triclosan  ou un rince-bouche qui contient un anti-bactérien 10 fois dans une année, n’est pas comparable à l’utiliser tous les jours matin et soir soit 730 fois dans une année. Il faut se rappeler que c’est la quantité qui fait le poison !

Articles d’intérêt

Ingrédients à éviter une liste à télécharger depuis le site de la revue consumériste Protégez-vous.
Voici la liste de 185 cosmétiques contenant des substances préoccupantes. Mais aussi, des courts articles sur des ingrédients indésirables dont une liste de 26 allergènes à imprimer et à apporter avec soi lorsqu’on achète (qui ne sont pas propres à la France) à surveiller est publiée par l’Union fédérale des consommateurs (Paris) sur leur site QUE CHOISIR, repris par l’OBS en France ce qui nous indique que l’Europe souvent plus sévère que nous au Canada et en Amérique du Nord n’est pas à l’abri de ces dérives chimiques.

Mise à jour

Les États-Unis interdisent l’utilisation de certains produits chimiques courants dans les savons antibactériens. Même si on ne  peut pas conclure à l’évidence de danger pour les humains, on n’a pas pu prouver que les avantages de 19 produits antibactériens (dont le triclosan) dépassaient les risques possibles pour la santé humaine. Un article du Scientific American rapporte que non seulement le triclosan est toxique pour l’environnement, mais que de plus il est inutile, car on n’a pas pu prouver qu’il est plus efficace que du savon ordinaire et de l’eau. Son usage pourrait s’avérer nocif du point de vue de la santé publique, en modifiant l’équilibre hormonal des individus, en déclenchant des allergies et en étant lié à certains types de cancer.  Mais de plus, certaines souches de bactéries Listeria sont résistantes à certaines produits présents dans ces savons antibactériens. L’article rappelle que déjà en 2004, une étude avait démontrée que 75 % des américains avaient du triclosan présent dans leur urine.

ajouté le 6 septembre 2016

Une pensée sur “Prendre soin de votre corps vous pollue-t-il ?”

  1. Bonjour Claude (Lueurs.com)
    « À l’évidence, écrire sur ce sujet est un « Work in progress ». »…
    « Prendre soin de votre corps vous pollue-t-il ? »
    En effet
    …Suite à ces évidentes effluves humaines, voire même extra-terrestre, que sais-je ? Il en va aussi du même travail en progrès que de lire, commenter et engager un dialogue, une réflexion refermant ainsi la boucle du savoir. Qu’en pouvons-nous en faire au juste de ce constat si terriblement cité ?
    Merci pour ces informations généreusement émises et bien reçues, nul doute dans le but de ce questionner en vue de proposer des élément de réponse ou plutôt et surtout proposer des solutions d’emblée réalisables si je puis dire…Ce dans la mesure du possible et dans un temps raisonnable et viable…
    Ce que je doute en toute franchise. Nous humains avons été trop loin dans notre modernisation, bien trop loin, 7 milliard de fois trop loin. Nous ne pouvons à mon humble avis, que regarder l’horreur de notre déclin sur nos écrans cathodiques, avec toute la torpeur que cela implique.
    …Bien sûr, en plus et moins bon chrétien, je laisserai la possible réalisation d’un gigantesque et formidable « Miracle » apporté l’ultime réconfort d’une telle délivrance Universelle à ces inconsciences malfaisantes faites « Humanoïde » que nous sommes. Pourquoi pas par le billet de ce « Sauveur » tant attendu porté par une nuée angélique, cela divinement entouré par nos ancêtres disparus tout cela sur un plateau éthériques …
    …À tout hasard, voici un lien qui me fut soufflé plus virtuellement que par vertu, j’en conviens. À vous mes amis(es) d’en convenir ou d’en disconvenir…
    http://www.philosophine.fr/couper-les-liens-dattachement/
    Autrement, je remets mon âme au destin qui est prédestiné par les conséquences inhérentes aux actes consciemment posés, par l’humain dont hélas je fais encore partie, pour quelques temps…
    Merci de me lire, et possiblement à votre convenance commenter… S.V.P. Plus tôt que trop tard !
    Jacques Geai (Joebean) 66 ans

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